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dimanche 1 avril 2018

Cannibales

Cannibales

Angelica Montanari

Arkhe éditions
2018


On a longtemps dépeint les cannibales comme des êtres monstrueux et exotiques, des sauvages hantant les terres lointaines. Pourtant, nos ancêtres se délectaient eux aussi de chair humaine. Uniquement en cas de disette, pensez-vous ? Pas vraiment : en Occident, les situations où l’homme en vint à dévorer ses semblables sont nombreuses. De la préparation de précieux remèdes à base de cadavres aux rituels de vengeance destinés à outrager la dépouille de l’ennemi, jusqu’à l’anthropophagie maternelle : l’homme a souvent été un loup pour l’homme. Bons chrétiens, chevaliers, rois, tendres jouvencelles, malades ou femmes adultérines pouvaient goûter aux délices de l’anthropophagie. Il faut dire que les imaginaires étaient hantés de créatures perfides et affamées. Ogres, loups-garous et cynocéphales ­côtoient des sorcières friandes de chairs humaines. Autant d’histoires à découvrir en empruntant le dédale de documents historiques inédits, d’images et de textes brillamment assemblés par Angelica Montanari dans son histoire mordante du cannibalisme, entre croyances funestes et vérités crues.

Angelica Montanari est docteur en histoire médiévale, dpiolmée de l’EHESS et ensignante-chercheur au Département du Patrimoine Culturel de l’Université de Bologne. Elle est l’auteur de Il Fiero Pasto, Il Mulino, 2015.

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